Ce n’est pas parce qu’on est maman qu’on a toujours de bonnes idées. La preuve? La soirée de la Saint-Valentin avec Ti-poussin.
Un carnage.
Bon, il faut dire que je me trouvais vraiment cute quand je faisais la file pour acheter des cupcakes à mes hommes. Pour la Saint-Valentin, juste après les fleurs, l’achat de cupcakes est probablement l’initiative qui demande le moins d’effort. Il ne faut pas se demander pourquoi mon choix s’est arrêté là-dessus : simple, efficace, et franchement, je me faisais un cadeau à moi aussi! Outre le transport de mon trésor moelleux dans le métro à l’heure de pointe (la petite madame en avant de moi a failli les manger sur la tête d’ailleurs!), l’entreprise était en fait d’une facilité alarmante.
C’est en arrivant à la maison que ça s’est corsé. Déjà, fiston avait eu droit à un souper spécial (lire : grandement réduit en apport de fruits et légumes) parce que Douce moitié (déjà en train de se battre avec des homards dans la cuisine) n’avait pas eu le temps de faire un repas kids friendly à fiston. Résultat : un classique sandwich aux œufs-fromage-tomate. Pour celles qui ont déjà lu quelques épisodes de mes sagas, je n’ai pas besoin de vous dire que Ti-poussin a carrément sacré une volée audit repas de snackbar.
Et comme s’il avait du mérite à avoir englouti son repas à base d’excès de sel, je lui offre, avec le sourire d’une maman fière de sa (brillante) initiative, un joli red velvet en lui souhaitant « Joyeuse Saint-Valentin mon amour! ».
La scène :
15 secondes : le temps de réaction pour comprendre que j’ai perdu la tête et que je lui ai donné un cupcake
2 minutes : le temps d’engloutir le gâteau et d’avoir du glaçage jusque dans le front
5 minutes : le temps requis pour que je nettoie le siège d’appoint de Ti-poussin, et le tapis de mottons de cupcake écrasé sous la table
15 minutes : le temps que ça m’a pris pour rattraper un Ti-poussin hystérique dans la maison, le jeter dans le bain (je ne voulais pas me salir, il avait encore du gâteau sur les mains!) et de le laver.
Pourtant, après le bain, quand est venu le temps de le bercer, je me disais que, finalement, ça n’avait pas été si pire que ça, que le rush de sucre n’était pas si mal. Parce qu’il faut comprendre que Ti-poussin, il ne mange vraiment pas souvent du gâteau et des desserts.
L’erreur.
Ouais, parce que si coucher ma bibitte à sucre dans son lit s’est avéré une mission plutôt simple, de l’endormir en était une autre. À la limite, je pourrais dire qu’il est probablement plus facile d’apprendre le mandarin à mon chat que d’endormir mon fils après qu’il ait mangé l’équivalent d’un container de glucose-fructose. Donc, pas besoin de vous dire que Ti-poussin a jasé avec tout ce qu’il pouvait dans sa chambre : toutou de Yoda, toutou du chien Buzz, nounours (le troisième toutou avec qui il partage son lit… ah, les harems!), les barreaux de sa bassinette, Winnie de Pooh sur l’affiche au-dessus de son bureau et surtout, les animaux projetés sur son plafond grâce à son merveilleux mobile musical. À un certain point, je me suis demandé s’il n’avait pas organisé un rave clandestin dans sa chambre tellement il y avait du bruit là-dedans.
Bref, ça lui a pris 1h30 de conversations profondes et sérieuses sur les mystères de la vie avec ces petits potes poilus pour qu’il daigne enfin fermer ses yeux.
Et qui ne voulait pas se lever le lendemain? Et c’est qui la maman qui est arrivée en retard au boulot?
Ouais. Tout ça, pour un cupcake.
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