Présentement, c’est la saison forte pour la gastro. Croyez-moi, parce que Ti-poussin, il l’a choppé la bestiole, pas plus tard que la semaine dernière (jeudi dans la nuit, si on veut être précises). Et ce n’était pas une petite : à voir les ravages qu’elle a faits, je dirais que c’était la Jaba The Hut des gastros.
12h30 : Tout allait bien, la vie était plutôt paisible jeudi soir. Moi et Douce moitié, on s’apprêtait à aller se coucher, quand on l’a entendu : le son (lire ici la toux juteuse) qu’on redoutait vraiment, parce qu’il y avait des cas de gastro à la garderie. Et quand on est entrés dans sa chambre, on a compris qu’on n’était pas au bout de nos peines. Un carnage. Il fallait nettoyer le plancher, le bureau à côté de son lit et le mur, changer les draps, décrasser le chien Buzz (son fidèle toutou), retirer du marché la doudou, et bien sûr, lancer le bébé dans le bain parce qu’il en avait jusque dans les cheveux!
C’était juste parfait.
1h : Après avoir lavé espresso Ti-poussin (il n’était pas des plus coopératifs et enjoué), remis un drap propre, parti une brassée avec les draps contaminés, sorti la doudou de secours, épongé le chien Buzz et moppé toute sa chambre jusqu’au plafond (les germes!!!), on était prêts pour aller nous recoucher.
1h45 : Prise deux : on rechange les draps (petit message aux draps contaminés : prenez un numéro pour la laveuse!), change le bébé (il avait fait ça comme un grand, les cheveux étaient épargnés), vérifie que la doudou et le chien Buzz sont intacts, et retour au dodo.
2h30 : Ti-poussin pleure. Dans toute ma grâce de fille qui a réellement besoin de dormir, je me lance dans sa chambre, j’attrape le bébé (il n’avait pas encore été malade) et je le balance au-dessus de la toilette (non, mais, je n’ai pas tant de draps de rechange que ça, là!). Et, pour la première fois de sa vie, il a fait ça comme un grand, dans les toilettes. Efforts de nettoyage : tirer la chasse d’eau. La vie m’aime.
Je dois dire qu’après avoir vécu la gastro avec un Ti-poussin de dix mois, c’est nettement une amélioration à la situation. À dix mois, les bébés ne comprennent pas ce qui leur arrive, et comme on les berce beaucoup pour les réconforter, c’est qui qui fait office de toilette? Les non-mamans, je vous laisse deviner, mais c’est pas mal moins glam qu’une soirée à boire du champagne avec Ryan Gosling.
Bref, je ne sais pas si c’est parce qu’il n’a pas aimé faire ça aux toilettes, mais c’est la dernière fois qu’il a été malade cette nuit-là. Le monstre était enfin passé, et j’ai pu me recoucher!
Évidemment, pas de garderie le lendemain. Alors j’explique à ma patronne (un courriel de quatre mots : travail-maison-gastro-bébé) que je vais travailler de la maison, parce qu’il paraît que de laisser un enfant de deux ans se garder seul, ça ne se fait pas (même s’il a eu sa formation de gardienne avertie?).
Heureusement, j’avais déjà choppé, quelques jours avant, le microbe destructeur. Mais pas Douce moitié. Et pas Grand-maman. Parce qu’être maman, c’est ça : tu sais que quand la gastro entre dans ta maison, tout le monde va l’attraper, même ton poisson rouge!
Mais imaginez ma tête hier quand la garderie m’appelle :
- Audreeeeeeeey?
- Oui? Qu’est-ce qu’il y a? (Je connaissais ce ton-là : c’est le même que lorsque Ti-poussin s’est pris pour Rambo)
- Ouais, c’est que Ti-poussin a vomi…
- *Silence* (Dans ma tête : Ah bin bout de viarge!) J’arrive tout de suite!
Est-ce que c’est vraiment possible d’attraper la gastro DEUX fois, en moins de SEPT jours? D’être en contact avec DEUX souches de ladite calamité en si peu de temps? Bin oui! Et c’est qui le chanceux à qui ça arrive? Ti-poussin.
Et tsé, quand la vie décide de te rire dans la face : j’arrive chez moi avec mon mini-exorciste (faillait laver son ensemble de neige, sa tuque, ses mitaines, son cache-cou ET ses bottes!), j’ouvre mes courriels rapidement pour voir si j’ai raté quelque chose, et il est là. Un communiqué de presse m’informant que c’est la saison forte de la gastro en ce moment, et qu’il faut prendre des mesures préventives pour ne pas la chopper!
Okay. Ça ne s’invente pas une anecdote comme ça.
C’est carrément de l’arrogance. La vie est allée juste trop loin sur ce coup-là. Je n’y crois pas. C’est certain que je vais voir Marcel Béliveau sortir de mon garde-manger, avec sa caméra pis la foule en délire qui se paie ma tête. Mais non : il n’y a que moi, Ti-poussin, du bouillon de poulet et du Gatorade.
C’est vraiment arrivé. Avant-hier.
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